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Vous êtes victime d'un fait de cybercriminalité ? Ligne PLCC (+225) 27 22 48 97 77
PLCC Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité Signaler un cas
Agents de la police scientifique ivoirienne en intervention sur un dossier de cybercriminalité

Police nationale · Côte d'Ivoire

Sur internet aussi,la loi s'applique

La PLCC enquête sur les infractions commises au moyen des technologies de l'information. Chantage, usurpation d'identité, fausses ventes, piratage de compte : chaque fait signalé ouvre une enquête judiciaire.

Qui fait quoi

Une direction, une plateforme

DITT et PLCC sont souvent confondues. Ce sont deux entités distinctes, mais l'une est née de l'autre.

Salle d'opérations de la police scientifique ivoirienne pendant une opération de lutte contre la cybercriminalité

DITT · depuis 2007

Direction de l'informatique et des traces technologiques

Placée sous le commandement de la Direction générale adjointe de la police technique et scientifique, la DITT pilote la lutte contre la cybercriminalité en Côte d'Ivoire. Trois missions :

  • Doter la Police nationale et le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité des systèmes d'information nécessaires à leurs activités.
  • Conduire les enquêtes de cybercriminalité — activité confiée à la PLCC.
  • Appuyer les services d'investigation : Police nationale, gendarmerie, douanes et CENTIF, chaque fois qu'une preuve numérique doit être extraite ou interprétée. Cet appui est porté par le Laboratoire de criminalistique numérique (LCN), qui assiste également la PLCC.
Interpellation d'un cybercriminel par des agents de la police scientifique

PLCC · depuis 2011

Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité

Démembrement de la DITT, née d'un accord entre la Direction générale de la Police nationale et l'ARTCI. C'est elle qui traque les brouteurs et les arnaqueurs en ligne. Sa compétence couvre les infractions liées aux TIC et celles que ces technologies facilitent. Elle s'organise en deux services :

  • Service enquête — investigations sur les infractions de cybercriminalité. C'est le service qui prend en charge votre affaire lorsque vous êtes victime d'un chantage sur un réseau social.
  • Service communication et statistiques — production et diffusion des données relatives aux enquêtes judiciaires portant sur la cybercriminalité.

Nos missions

Quatre domaines d'action

Au-delà de l'enquête, la PLCC outille, informe et forme.

01

Enquêter

Conduire les enquêtes judiciaires portant sur les infractions visant ou utilisant les systèmes informatiques, à l'aide de technologies de pointe.

02

Assister

Apporter un appui technique aux services de police et aux services chargés de l'application de la loi durant leurs enquêtes judiciaires.

03

Sensibiliser

Mener des actions d'information sur la cybercriminalité auprès des populations ainsi que des services publics et privés.

04

Former

Contribuer à la formation des personnels engagés dans la lutte contre la cybercriminalité et développer l'expertise d'examen des systèmes d'information.

0 Création de la DITT
0 Création de la PLCC
2 Services opérationnels
1 Laboratoire d'appui — LCN

Criminalistique numérique

La preuve est dans la machine

Un téléphone, un compte, un transfert : chaque action laisse une trace exploitable. Le Laboratoire de criminalistique numérique extrait ces traces, les authentifie et les met en forme pour qu'elles tiennent devant un tribunal.

C'est ce travail qui transforme une capture d'écran en élément de procédure — et c'est la raison pour laquelle nous vous demandons de ne rien supprimer avant de nous saisir.

Transmettre mes éléments
Agent de la police nationale ivoirienne et empreinte digitale analysée à la loupe

Veille et statistiques

Mesurer pour mieux frapper

Le service communication et statistiques recueille les données issues des enquêtes judiciaires portant sur la cybercriminalité. Ces chiffres orientent les opérations, identifient les modes opératoires qui montent et déterminent les campagnes de prévention à lancer en priorité.

Chaque signalement, même celui qui vous paraît anodin, alimente cette lecture du terrain.

Agente de la PLCC devant un mur d'écrans de veille numérique

Loi n°2013-451 · Loi n°2023-593 · Code pénal

Ce que dit la loi

Les faits que nous traitons sont des infractions pénales, définies et sanctionnées. Voici les plus fréquemment constatées.

Marteau de juge et menottes symbolisant les sanctions pénales

Chantage à la vidéo

Faire chanter une personne au moyen d'images ou de vidéos dénudées la représentant. Communément appelé sextorsion.

5 à 20 ans d'emprisonnement

5 000 000 à 20 000 000 FCFA d'amende

Art. 66 nouveau — loi n°2023-593 modifiant la loi n°2013-451

Usurpation d'identité

Se faire passer pour une autre personne en ligne, notamment en piratant son compte.

2 à 5 ans d'emprisonnement

5 000 000 à 10 000 000 FCFA d'amende

Art. 19 alinéa 1 — loi n°2013-451

Fausses ventes en ligne

Proposer un bien ou un service, encaisser la transaction, puis rompre toute communication.

2 à 5 ans d'emprisonnement

5 000 000 à 10 000 000 FCFA d'amende

Art. 19 alinéa 1 — loi n°2013-451

Accès frauduleux à un système

Pénétrer frauduleusement un système d'information pour dérober des données ou en priver son détenteur.

1 à 2 ans d'emprisonnement

5 000 000 à 10 000 000 FCFA d'amende

Art. 4 — loi n°2013-451

Vol d'information

Transférer ou stocker illégalement des informations personnelles, confidentielles ou financières : mots de passe, codes, algorithmes, procédés exclusifs.

5 à 10 ans d'emprisonnement

3 000 000 à 5 000 000 FCFA d'amende

Art. 26 — loi n°2013-451

Spoliation de compte

Déposséder une personne de son compte de messagerie ou de réseau social par la ruse.

1 à 2 ans d'emprisonnement

5 000 000 à 10 000 000 FCFA d'amende

Art. 4 et 5 — loi n°2013-451

Voir toutes les infractions et les peines

Prévention

La plupart des affaires étaient évitables

Nos dossiers se ressemblent. Un mot de passe partagé, une photo envoyée à un inconnu, une promesse de gain trop belle. Ces trois réflexes ferment la porte.

Regard d'une personne face à la désinformation en ligne
Évitez
  • De conserver des photos ou vidéos intimes sur votre téléphone, ou sur celui d'un tiers.
  • D'envoyer un contenu intime ou compromettant à qui que ce soit en ligne.
  • De créer ou d'utiliser un faux profil pour nuire à autrui.
  • De prêter votre téléphone à quiconque pour y effectuer une transaction.
  • De vous rendre à l'invitation d'un inconnu rencontré en ligne.
Méfiez-vous
  • Des faux profils et des comportements suspects.
  • Des messages ou appels vous invitant à manipuler votre compte de transfert d'argent.
  • Des offres alléchantes — loterie, cadeau, emploi, business — conditionnées à l'envoi de vos données ou d'une contribution financière.
  • Des informations sensationnelles issues de sources inconnues.
  • Des réseaux Wi-Fi publics non sécurisés et des appareils d'occasion offerts ou revendus.
Adoptez
  • Un mot de passe long : une phrase entière vaut mieux qu'un mot compliqué.
  • L'authentification à deux facteurs sur tous vos comptes sensibles.
  • Le réflexe de vérifier avant de partager.
  • L'empathie : ne contribuez pas à envenimer une situation en ligne.
  • La conservation des preuves : captures, numéros, dates, avant tout signalement.
Illustration d'une arnaque en ligne interceptée

Vous avez déjà été piégé ?

Ne supprimez rien. Conservez les conversations, les numéros, les références de transfert et les captures d'écran. Ce sont ces éléments qui permettent au service enquête de remonter jusqu'à l'auteur.

Signaler maintenant

Ne restez pas seul

Un signalement, c'est une enquête qui commence

Le silence protège l'auteur, jamais la victime. Que les faits datent d'hier ou de six mois, le service enquête de la PLCC est outillé pour les traiter.